
Il est difficile de parler de ceux qu’on aime surtout lorsque la nature vous a doté d’un système de communication tel que les deux tiers des paroles qui sortent de votre bouche sont à l’exact opposé de ce que vous pensez….enfin, l’exercice fait à l’écrit devrait être moins périlleux et c’est avec plaisir que je vais me prêter à ce jeu.
Comment est ce qu’un fils, petit-fils et arrière petit-fils d’avocats et une fille d’ouvrier ont pu s’entendre à ce point, ça, c’est un vrai mystère. Il faut préciser que nous avons connu un début difficile à nous envoyer toutes les atrocités de la terre à la figure. La poche de venin épuisée il a bien fallu essayer d’être un peu plus constructif.
Je crois que c’est notre complicité quasi instantanée qui nous a sauvée car malgré tout nous avions l’intuition que nous n’étions pas si éloignés…
Bien sûr, quand on voit Vincent pour la première fois, on a du mal à comprendre pourquoi ce « gosse de riche » gâté par la vie se débat dans une centaine de problèmes existentiels. C’est un peu comme dans une partie du jeu des 1000 bornes, il y en a toujours un qui a tous les atouts pour éviter les pneus crevés les feux rouges etc.. pendant que vous, vous vous prenez toutes les merdes à chaque tour… Mais quand on y regarde de plus près c’est bien plus difficile de choisir son chemin quand tout vous est possible.
J’ai vu Vincent faire beaucoup de choix en tant que « fils ». Ce tour du monde, qu’il projette depuis des années est, de mémoire, de premier qu’il fait en tant qu’adulte. C’est la raison pour laquelle je le soutiens à plus de 200 %. Je ne connais pas vraiment les objectifs ce voyage mais je crois que cette aventure lui permettra, à minima, d’aller à sa propre rencontre et de trouver sa place.
En dix ans, on a eu le temps de refaire le monde, de se construire l’un à côté de l’autre, de rire et de s’exaspérer mutuellement. Nous avons connu des orages que nous avons surmontés (il faut dire que je n’ai pas un caractère facile….) mais Vincent a toujours été bienveillant. Je dirais au titre des anecdotes que le premier combat de Vincent en ce qui me concerne à été d’essayer de me faire admettre qu’une fille devait être féminine à une époque où je ne m’habillais qu’avec des jeans et des joggings. Je pense que s’il n’avait pas été aussi bien élevé, il aurait mis le feu à ma penderie (merci Alain et Elisabeth). La leçon retenue, il m’a jetée dans une piscine en pleine soirée alors que j’étais vêtue de blanc….je suppose que c’était histoire de me faire vivre la différence entre féminine et sexy ;-)
Je finirai par ce qui me semble être ses deux plus grandes qualités :
La première est son accessibilité. Il est, malgré ses origines bourgeoises, ouvert à tous et les différences sociale, culturelle, religieuse et autres ne sont pas des obstacles à se qu’il se lie. Je dirais que la seule limite est la bêtise (là il n’y a rien à faire il n’a aucune indulgence). La deuxième grande qualité que je lui reconnais est sa capacité à se battre pour ceux qu’il aime. Il ne baisse jamais les bras, ne recule devant aucun sacrifice et bien que la vie l’éloigne quelque fois il est toujours présent et loyal.
Ce type est, bien évidemment, capable de faire aussi les pires conneries mais je laisse à Bruno, son ami de toujours, son alter ego, sa moitié retrouvée, son âme sœur, le soin d’en parler.