Qui voyage ?

Pour illustrer cette page j'avais deux options:
-Faire une synthése d'une trentaine de pages de la psychanalyse que j'ai entamé depuis 28 ans... mais j'avais peur de vous lasser!
-Laisser la parole à ceux qui m'entourent et me connaissent, c'est tout autant mégalo mais ça peut remonter le moral dans les moments difficiles.

Alors je les laissent répondre à cette question que vous vous posez tous:
Florence, l'amie portée sur la lutte des classes
Il est difficile de parler de ceux qu’on aime surtout lorsque la nature vous a doté d’un système de communication tel que les deux tiers des paroles qui sortent de votre bouche sont à l’exact opposé de ce que vous pensez….enfin, l’exercice fait à l’écrit devrait être moins périlleux et c’est avec plaisir que je vais me prêter à ce jeu.

Comment est ce qu’un fils, petit-fils et arrière petit-fils d’avocats et une fille d’ouvrier ont pu s’entendre à ce point, ça, c’est un vrai mystère. Il faut préciser que nous avons connu un début difficile à nous envoyer toutes les atrocités de la terre à la figure. La poche de venin épuisée il a bien fallu essayer d’être un peu plus constructif.

Je crois que c’est notre complicité quasi instantanée qui nous a sauvée car malgré tout nous avions l’intuition que nous n’étions pas si éloignés…

Bien sûr, quand on voit Vincent pour la première fois, on a du mal à comprendre pourquoi ce « gosse de riche » gâté par la vie se débat dans une centaine de problèmes existentiels. C’est un peu comme dans une partie du jeu des 1000 bornes, il y en a toujours un qui a tous les atouts pour éviter les pneus crevés les feux rouges etc.. pendant que vous, vous vous prenez toutes les merdes à chaque tour… Mais quand on y regarde de plus près c’est bien plus difficile de choisir son chemin quand tout vous est possible.

J’ai vu Vincent faire beaucoup de choix en tant que « fils ». Ce tour du monde, qu’il projette depuis des années est, de mémoire, de premier qu’il fait en tant qu’adulte. C’est la raison pour laquelle je le soutiens à plus de 200 %. Je ne connais pas vraiment les objectifs ce voyage mais je crois que cette aventure lui permettra, à minima, d’aller à sa propre rencontre et de trouver sa place.

En dix ans, on a eu le temps de refaire le monde, de se construire l’un à côté de l’autre, de rire et de s’exaspérer mutuellement. Nous avons connu des orages que nous avons surmontés (il faut dire que je n’ai pas un caractère facile….) mais Vincent a toujours été bienveillant. Je dirais au titre des anecdotes que le premier combat de Vincent en ce qui me concerne à été d’essayer de me faire admettre qu’une fille devait être féminine à une époque où je ne m’habillais qu’avec des jeans et des joggings. Je pense que s’il n’avait pas été aussi bien élevé, il aurait mis le feu à ma penderie (merci Alain et Elisabeth). La leçon retenue, il m’a jetée dans une piscine en pleine soirée alors que j’étais vêtue de blanc….je suppose que c’était histoire de me faire vivre la différence entre féminine et sexy ;-)

Je finirai par ce qui me semble être ses deux plus grandes qualités :
La première est son accessibilité. Il est, malgré ses origines bourgeoises, ouvert à tous et les différences sociale, culturelle, religieuse et autres ne sont pas des obstacles à se qu’il se lie. Je dirais que la seule limite est la bêtise (là il n’y a rien à faire il n’a aucune indulgence). La deuxième grande qualité que je lui reconnais est sa capacité à se battre pour ceux qu’il aime. Il ne baisse jamais les bras, ne recule devant aucun sacrifice et bien que la vie l’éloigne quelque fois il est toujours présent et loyal.

Ce type est, bien évidemment, capable de faire aussi les pires conneries mais je laisse à Bruno, son ami de toujours, son alter ego, sa moitié retrouvée, son âme sœur, le soin d’en parler.
Le Père, Lyrique, définitivement lyrique
Fils aimant, ami fidèle
Enfant choyé, adoré des enfants
Charmeur Charmant
Un rien moqueur
Tête bien faite, parfois en l'air
Ame d'artiste en robe noire.

Reflets irrisés de la bulle,
Moderne caverne tout confort
Au delà, le monde, äpre et fort
Et l'incoercible désir de l'affronter,
D'échapper à la prison d'amour

Du voyage comme une renaissance
Se reconstruire sur de nouvelles fondations,
Faire le tour de son monde intérieur,
Arpenter la planète en quête de soi au travers des autres

Que le ciel te soit clément et les vents favorables pour gagner ton autre rive.
Bruno, l'exilé volontaire
Comme le dit le sage, "Pierre qui roule ...se fatigue, elle ferait mieux de prendre l'avion".
Et ce sera mon premier et seul conseil.
En effet, pour réaliser ton périple, la voie des airs est préférable. Et tu t'en es bien rendu compte, lors de tes voyages précédents, notamment après avoir essayé de traverser l'Angleterre en passant par l'Italie, mais enfin bon bref.

Ainsi tu pars. Et tu pars loin et longtemps. C'est donc possible et cela se fait enfin : depuis que cette bête grondait en toi, tu laisses la raison des bonnes gens de côté (mais enfin, ta carrière…!) et tu vis tes envies profondes.

Dans ton cas, je sais que partir te permettra de respirer et de construire ton territoire. Voila pour la partie psychologie de comptoir, il en fallait un brin pour expliquer ce geste un peu psychotique qui consiste à porter le même t-shirt pendant 4 mois (version clocard, mais clochard de luxe : avec i-pod et appareil numérique extra plat), vivre comme un romano pendant un an, à manger des nouilles sautées et du riz trop cuit, à dormir dans des trains de nuits et à marcher en Birkenstock à scratch. Tu pars aussi pour le plaisir et faire un truc cool, comme on synthétise, chez les jeunes d'aujourd'hui.

Pars loin et ne reviens pas. Enfin pas tout de suite, s'il te plait. Laisse nous tranquille et reviens nous d'équerre.
Nous te pleurerons (pas longtemps, ne t'inquiètes pas) et serons heureux de te revoir (pas longtemps, ne t'inquiètes pas). Reste seul et laisse nous loin de toi. Ouvre tes yeux bleus et profites bien de ces paysages, des rencontres que tu vas faire, de l'Ailleurs. Comme lorsque tu regardes un film à la télé, complètement absorbé par la boite à image. Fait toi du bien à l'âme, mon ami.

Et puis reviens, quand tu le sens (et au plus tard, quand tu n'as plus de cash, à défaut). De toute façon, tu sais où nous trouver et grâce à ce site merveilleux, nous devrions pouvoir te mettre le mail dessus (lis tes mails bon sang de bonsoir !).

Pour ma part, je t'attends à Shanghai ou ailleurs. Ceux qui veulent se faire un bout d'Asie avec nous sauront qui contacter.

Tu laisses des femmes et des enfants épleurés.
Et des clients.
Et ça, c'est mal.
Offre d'emploi - Ce blog de voyage dans vos favoris - Créer un carnet de voyage - Forum voyage
Copyright top-depart.com ©2003-2007 Tous droits réservés
www.carnet-de-voyage.fr - Affiliation Voyage- Soutien scolaire- Comparatif ADSL
- Travel Blog- Guide de voyage