Le projet
"Partir" est un mot merveilleux et pourtant équivoque. C'est un mot dans lequel peuvent cohabiter le désir d'ailleur et les prémices de la fuite. Part-on de quelque part ou vers quelque chose? La question est d'autant plus pertinente dans un voyage où le point de départ est aussi le point d'arrivée. Dans un tour du monde la fuite n'est pas possible, plus on croit s'éloigner et plus en fait on se rapproche.
Alors que les choses soient claires: point de fuite à l'horizon, et cette phrase est à mettre en perspective, au verbe partir je prefere celui d'aller, aller de l'avant, aller vers les autres.
C'est le pourquoi et le comment de cette experience, pas de but mystique, juste prendre le temps de poser ses bagages pas dans un lieu en particulier mais auprès de ce, et de ceux, qui nous entourent.
Alors qu'Internet met à notre portée immédiate une connaissance universelle et encyclopédique, nous n'avons jamais eu autant besoin de relire Gide et avec lui vouloir sentir sous nos pieds le sable des plages de nos livres d'enfants.