Ou il sera demontre que l'imprevisible n'est pas tres fiable
Au moment de partir sur les chemins du monde on s'attend a tout et surtout a l imprevisible. Pourtant apres la premiere journee de voyage force etait de constater que l imprevu n etait pas au rendez vous (vraiment mon brave monsieur on ne peut plus compter sur personne de nos jours).Pas de panne de reveil de crevaison sur la route de l'aeroport, pas meme une hotesse qui me proposerait de venir boire du champagne en classe affaire. Rien vous dis je , meme mon sac est arrive en meme temps que mois a quito. Si vous sentez un peu de desarroi dans ces lignes il faut y voir en fait l angoisse de la page blanche. Vous me demandez tous de vous faire rever, alors j aurai aime inaugurer ce carnet par quelque chose d'extraordinaire, je ne vais quand meme pas vous faire deux pages de critiques gastronomiques des plateaux repas d'Iberia...
L'arrivee c'est donc deroulee sans encombre et me voila donc debarque a l auberge el centro del mundo, que vous en dire sinon que definitvement je ne suis pas le seul a faire le tour de la planete. Des backpackers comme s'il en pleuvait.
Ambience tres sympa meme si le premier soir je ne vous cache pas un petit pincement au coeur en pensant à vous tous que j ai laisse en France.
Mais le plaisir de decouvrir est le plus fort, donc le lendemain on me retrouve dans les rues de quito, et la j ai eu une crise de foi, il faut dire qu avec une eglise au metre carre on a tres vite un trop plein de dorures et de christ sanguinolant ( il y en a meme un avec le flan ouvert et si tu appuies sur une pedale tu peux voir un coeur luminescent battre...).Une mention speciale quand meme pour le monastere de san francisco, un paradis de calme et de verdure dans une ville qui reste bruyante et polluee.
Tellement polluee que je decide meme de partir des le lendemain pour la campagne et le village ( enfin la ville) de Otavalo avec deux francais ( bon d accord, mais cest confortable de pouvoir un peu parler la langue de moliere).
Deux heures de bus sur les flans des volcans equatorien on vite fait de me reconcilier avec la religion, et tout tourdumondiste devrait avoir sur lui une medaille de St christophe (merci maman)Mais l arrivee a otavalo vaut tous les trajets du monde, des milliers de couleurs qui s etalent en tapisserie, pulls et autre bonnets, et puis a une heure de marche une magnifique cascade ou je n ai pu m empecher de plonger pour voir s'il y avait quelque chose derriere le miroir.
Bref un moment de plaisir simple, prolonge par une soiree a la casa de las flores ou Cherie une americaine allumee nous a fait boire du vin chilien jusqu a tard dans la nuit.
Vous pouvez imaginer la barre ce matin, alors soyez indulgent avec les nombreuses fautes de ce mail, surtout que j ai un peu du mal a me faire a ce foutu clavier equatorien.
Sinon un petit conseil de debut de carnet n'hesitez pas a souvent actualiser (touche F5)les pages du site lorsque vous le visitez pour etre sur d avoir la derniere version.
Encore merci pour tous vos messages dans le livre d'or j essaierai de vous repondre individuellement quand j aurai un peu plus de temps, et puis je vais vous mettre encore un peu a contribution: si vous avez des adresses de connaissances dans les pays que je traverse n hesitez pas a me les envoyer...