Chapitre 1 La fin de l Equateur
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>Apres la jungle, je suis retourné vers les andes et plus exactement à
>Riobamba au pied du Chimborazo, devant attendre deux jours pour prendre le
>train de la Narine du Diable je suis parti en bus pour un refuge perdu
>dans la campagne a une heure de marche a pied de l arrêt du bus. Là encore
>magie des lieux, une ancienne gare abandonnée et transformée en hôtel, les
>murs couverts de bois sombre et le soir un feu de cheminée autour duquel se
>reunissent les quelques âmes qui vivent dans les environs c est à dire pas
>plus de 10 habitants dans un cercle de 40 kms. Comble du bonheur pas un
>touriste, j étais seul avec les equatoriens proprietaires du refuge et
>comme ils habitent à quelques km ils m ont remis les clefs me laissant
>comme à la maison... Si l altitude m a empeché de faire la nuit dont je
>rêvais le lever du soleil sur le Chimborazo complètement dégagé reste un
>moment inoubliable et je crois que si je n avais pas du retourner à la
>civilisation pour prendre mon train je me serrais oublié quelques jours
>dans cette béatitude solitaire.
>L arrivée à 6 heures du matin pour prendre le train de la Narine du diable
>m a vite rappellé à la réalite de mes semblables, il faut que vous
>imaginiez 500 touristes dont une large part équatoriens accumulés sur le
>toit d un train (les wagons étant résérvé aux marchandises) qui partent
>pour 6 heures de trajet à travers des gorges aux parois abruptes et aux
>paysages minéraux. La magie du jour précédent s'est evanouie en dépit des
>paysages, mais j y gagne en ambiance, tellement le groupe d equatoriens qui
>m entoure est gai.
>
>A l arrivée du train je rejoins la ville de Cuenca, qui est certainement
>avec ses maisons coloniales blanches la plus jolie ville d Equateur, l
>arrivée le soir de la fête de la vierge se fait au milieu des feux d
>artifice ( et je vous promets que les normes de sécurité sont plus light qu
>en France: il ne faut pas s étonner de voir une fusée tirée vers le
>public et ce à moins de 2 mètres...)
>
>Le temps de visiter la ville et de faire l acquisition d un panama, qui
>contrairement au nom sont tous fabriqués en equateur ( petit jeu concours
>pourquoi ca s appelle Panama alors? tous a vos google, guide, ou
>bibliothèque)... et je suis reparti pour Montanita un petit village de
>surfeurs new Age sur la cote Pacifique.
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>Au programme, rue en terre, intiation au surf (je vous évite les photos)
>et Happy Hour de midi a 3h du matin (ça c est de l happy hour, et concert
>de rock pied nu dans le sable autour d un feu en finissant la nuit à
>danser sous la pluie.
>
>Mais bon les petits villages et le farniente ont un temps et il faut que je
>rejoigne ma premiere grande ville, et la plus grande d Equateur:
>Guayaquil. Forcement c est busy et avec son sac à dos il faut parfois s
>accrocher: Mais bon je n y etais que pour 48h et les equatoriens
>rencontrés sur le train m ont fait profiter un maximum de la nuit à
>Guayaquil.
>
>Au final une ville pas si horrible que ce à quoi je m attendais ( on m
>avait notamment dit que c est une ville avec beaucoup de délinquance) et
>qui a fait un gros effort en amménageant une superbe promenade le long du
>fleuve Guayaquil)
>
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>Chapitre 2 Le Chili
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>Le départ d Equateur a vraiment constitué une étape, ca fait drôle de
>reprendre l avion et de se dire que l on rentre pas chez soi mais que le
>voyage continue: "The show must go on". Mais après ce petit pincement au
>coeur, j ai eu le reconfort en arrivant à Valparaiso ( après avoir
>transité par Santiago) de dormir pour la premiere fois depuis un mois dans
>une maison je veux dire pas dans un hotel impersonnel mais dans un vrai
>appartement, celui d' Andrea la petite amie d emeric un oenologue
>francais qui après avoir officié au domaine des mourgues du Gres a
>beaucaire s est exilé au Chili.
>L accueil est chaleureux et le dejeuner, constitue d empanadas ( sorte de
>chausson) au fromage et de noix de St jacques me fait oublier mes derniers
>regrets de quitter l equateur et me permet surtout de tourner la page de l
>horrible poulet au riz qui commençait à me sortir par les yeux.
>
>Le lendemain je decide de partir pour la ville de San Pedro de Atacama au
>nord du Chili, ca parait rien comme ça mais ça fait quand même 24h de bus
>d un coup...Heureusement une pause à Santiago me permet de m acheter des
>livres à la librairie française et j avale les 670 pages des trois
>mousquetaires d une traite...
>
>Que dire de San Pedro des Atacama si ce n est que c est une oasis au
>milieu du désert, le désert le plus aride du monde. Sur les 24h du trajet
>de bus les 12 dernières se passent dans un paysage totalement depourvu de
>vert le minéral y écrase tout et on avance à l infini comme si la vie
>avait perdu le droit de site sur ces lignes droites des fois de plus de 50
>kms.
>
>San Pedro au contraire c'est des arbres, des petites maison en Adobe et un
>concentré de chaleur humaine (bon, et c est vrai un peu touristique) feu
>de bois...
>
>Autour les merveilles géologiques se succèdent: Geyser, désert de sel,
>Vallée au paysage lunaire, comme un bout la mer de tranquilité qui se
>serait
>écrasé sur terre.
>
>La sérénité passive d un village écrasé par le soleil et qui cherche sa
>félicité dans la langueur de l ombre.
>
>Au retour devinez quoi? et oui 24h de bus et cette fois c est Don
>Quichotte qui m accompagne (enfin le livre 2 car il n avait pas le premier
>dans le book exchange).
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>Et après ce court voyage je retrouve les vallées fertiles de Casablanca
>(nord de Santiago, pas Maroc)et ses vignes. mes amis oenologues francais
>préparez vous, le Chili investit massivement et plutôt intelligemment dans
>le
>vin, et dès que leur vignes seront un peu plus vieillies il va falloir s
>accrocher....
>
>Et puis les propriétaires qui investissent dans ce domaine ont de la
>surface financière, j ai pu déjeuner chez l avocat propriétaire du domaine
>où travaille emeric et sa maison ressemble plus à la villa d un parrain de
>la drogue (heliport, tennis, piscine...) qu à l appartement d un avocat
>francais qui plafonne au minimum UJA...
>
>Voila juste le temps d une longue ballade à cheval au travers des vignes
>et il fallait deja reprendre l avion pour le Bresil, ca fait court une
>seule semaine au Chili, mais il fallait bien faire des choix dans les
>destinations mais l avenir demontrera que je devais y revenir, mais c est
>une autre histoire que je vous promets pour bientôt
>
>(A suivre Bresil, Argentine, Bolivie... Chili)